L’Union européenne a fixé, lundi 8 décembre, un calendrier pour bannir progressivement les ampoules classiques à incandescence, ont indiqué des sources diplomatiques. Leur succèderont des ampoules halogènes plus performantes, ou des « fluo-compactes » dites aussi lampes basse consommation (LBC), consommant jusqu’à 80 % de moins d’énergie.

Dès le 1er septembre 2009, les ampoules traditionnelles de 100 watts disparaîtront des magasins de l’UE, ont décidé les experts mandatés par les Vingt-Sept. Un an plus tard, les ampoules à incandescence de 75 watts connaîtront le même sort, suivies deux ans plus tard par celles de 60 watts. Le 1er septembre 2012 sonnera la fin de ce processus par étapes avec le retrait des dernières de 40 et 25 watts. Les halogènes les moins performants, de classe « C » dans le classement énergétique européen, cesseront eux d’être vendus le 1er septembre 2016, ont décidé les experts.

La décision de l’UE devra encore être soumise pour avis seulement au Parlement européen, pour être ensuite formalisée au printemps par la Commission.

Environ 85 % de l’éclairage domestique est aujourd’hui considéré comme peu efficace d’un point de vue énergétique. Or l’amélioration de l’efficacité énergétique de 20 % d’ici 2020 est l’un des grands objectifs du plan climat-énergie de l’UE.

Plus chères à la fabrication et à l’achat, les ampoules fluo-compactes ont une durée de vie nettement supérieure. La Commission a calculé qu’elles permettent aux ménages d’économiser 50 euros en moyenne par an par rapport à des ampoules classiques. A l’échelle de l’UE, l’économie atteindrait chaque année 5 à 10 milliards d’euros.

article EKOPEDIA DANGER avec les LAMPES FLUO-COMPACTES :

Inconvénients au niveau de l’environnement

La présence de poudres fluorescentes et de vapeur de mercure dans le tube, non dangereuses en cours d’utilisation, fait que ces lampes constituent un déchet dangereux sur le plan écologique nécessitant une élimination particulière. Des services de récupération existent désormais mais sont parfois méconnus du grand public, qui devrait rapporter les anciens tubes aux revendeurs. En France, des services de récupération sont mis en place par l’organisme Recyclum : les vendeurs reprennent toutes les fluos (compactes ou tubes) et les diodes. Attention, les fluocompactes ont un nombre de cycles marche/arrêt limité (indiqué maintenant sur la boite), ce qui les rend inintéressantes pour les lieux de passage : couloir, toilettes etc. Beaucoup ne s’allument que progressivement (elles n’atteignent leur pleine luminosité qu’après plus ou moins une minute), mais les gammes à allumage immédiat se développent.

  • Parce qu’elle contient une moyenne de 5mg de mercure, la fluocompacte est considérée comme un déchet dangereux.
  • L’Agence de protection environnementale des États-Unis (APE), estime que 800 millions de lampes fluorescentes sont jetées chaque année, ce qui provoquerait la contamination au mercure de 81 000 km² d’eau.
  • Il est dorénavant interdit de jeter ces ampoules avec les ordures ménagères. La réglementation européenne DEEE impose aux distributeurs de reprendre les anciennes ampoules basse consommation lorsqu’on lui en achète une neuve (attention : seules les ampoules basse consommation et, d’une manière générale, les lampes autres qu’à filament sont concernées. Les ampoules classiques doivent, elles, suivre le chemin des ordures ménagères). On peut également déposer ces lampes dans une déchetterie, si celle-ci les accepte. L’éco-organisme Récylum, seule structure agréée en France, s’occupera alors de la collecte et du recyclage des lampes basse consommation.
    Il assure, pour les industriels adhérents, l’enlèvement et le recyclage des lampes collectées sélectivement sur tout le territoire national (DOM compris).
    Certaines agglomérations, proposent depuis longtemps d’ailleurs des collectes régulières des produits toxiques ménagers, dont font partie ces ampoules.

Pour que le bilan de ces ampoules soit positif, il faut les recycler, et acheter des produits de qualité (éviter les modèles fabriquées dans les pays asiatiques dans des conditions environnementales et sociales assez médiocres). En outre l’impact de l’éclairage chez les particulier sur la consommation électrique globale consacrée à l’éclairage d’un pays n’est que de 10 à 20 % alors même que le tertiaire représente le gros consommateur d’électricité pour l’éclairage et que celui-ci (magasins ou bureaux) ont de plus en plus privilégié l’éclairage halogène, la fluorescence ayant mauvaise presse. Quant à l’impact de l’éclairage chez les particulier sur la consommation électrique globale tous secteurs confondus (éclairage, ferroviaire, industrie en général et de l’aluminium en particulier) il est minime.

L’éclairage chez les particuliers représente 14 % de leur consommation d’électricité : avec des fluos, on peut donc diviser cette part par 5, et plus en utilisant des diodes (1 à 5 W, pour des points lumineux multiples déjà très efficaces) mais uniquement hors periode de chauffage (voir plus haut).

Il est également recommandé de ne pas s’exposer de manière prolongée à moins de 30 centimètres d’une ampoule fluocompacte car ces ampoules génèrent un champ électromagnétique plus important que la moyenne, nocif pour la santé.

Lampe fluorescente compacte et courants électromagnétiques

Les lampes fluocompactes génèrent d’importants rayonnements radioélectriques (gêne pour les équipements de radiocommunication).

Contrairement aux ampoules classiques, les champs détectés des ampoules basse consommation allumées atteignent, à 20 cm, entre 4 et 180 V/m pour des puissances allant de 20 à 11 Watts. Ce n’est qu’à une distance d’un mètre qu’on retrouve une valeur de 0,2 V/m,(mesure habituelle de l’environnement).

Il est donc déconseillé d’utiliser ces ampoules en tant que lampes de chevet ou de bureau. On ne connait pas encore très précisément les risques par rapport à la santé mais on suspecte une augmentation des risques de leucémie, une influence sur les cycles de sommeil / veille et d’une manière générale le stress.

Lampe fluorescente compacte et émission parasite d’UV

Puisque le principe à la base de la lampe fluorescente est de produire des rayons ultra-violets invisibles (par ionisation de la vapeur de mercure) pour ensuite les convertir en lumière visible inoffensive de plus grande longueur d’onde (par le revêtement intérieur), il y a lieu de se demander si un certain pourcentage des rayons UV ne parvient pas à traverser la couche fluorescente sans êtres convertis, suite à une propriété physique intrinsèque de ce matériau, ou à une altération mécanique de cette couche lors de la fabrication de la lampe ou bien encore apparaissant à la longue (décollements ponctuels de la couche lors de chocs par exemple).

Lampe fluorescente compacte et mercure

Les LFC ont besoin d’une petite quantité de mercure pour produire de la lumière. Cette quantité est inférieure au cinquième de celle d’une pile de montre courante. Tout le mercure d’une LFC est contenu dans le tube sous forme de vapeur ou a été absorbé dans les parois de la lampe, aux extrémités métalliques de celle-ci ou dans d’autres composants de l’ampoule. Au terme de la vie nominale de l’ampoule, très peu de mercure est susceptible de se dégager dans l’environnement.

Voir l’article de Wikipédia sur ce sujet précis.